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Trafic transfrontière d’ivoire: deux grands trafiquants nigérians arrêtés à Hilla-Condji

Le vendredi 1er juin 2016, les agents de la Police Judiciaire de Lomé, en collaboration avec les enquêteurs de l’ANCE-Togo, ont arrêté deux trafiquants d’ivoire à Hilla-Condji à la frontière Togo-Bénin.
L’arrestation concerne les nommés OMOROU Labarame et ABOUBAKAR Idris, tous deux de nationalité nigériane, pour un trafic illicite de 124,2 Kg d’ivoire, soit la plus grande quantité saisie depuis Janvier 2016. Ces derniers, tous deux chauffeurs de nationalité nigériane, ont été interpellés à la frontière Togo–Bénin alors qu’ils tentaient de la traverser en provenance du Bénin et à destination temporaire du Ghana.
La technique de dissimulation mérite qu’on étudie la méthode employée. Les défenses se trouvaient dans un compartiment spécialement aménagé sous le siège arrière du véhicule (de marque Mitsubishi d’immatriculation nigériane BKS 273 KJ). Toute cette manœuvre était effectuée dans le but d’échapper au contrôle de la Police des frontières. Cela prouve qu’ils étaient conscients de l’illégalité de leur acte. Seuls ceux qui n’ont rien à se reprocher n’ont rien à cacher. Notons que les mis en cause avaient quitté Lagos au Nigéria pour destination finale la Côte d’Ivoire et devaient passer par le Bénin, le Togo, le Ghana.
Mais hélas ! Les enquêteurs de l’ANCE qui suivaient ce dossier depuis plusieurs jours ont déjoué le coup en informant la police de frontière, ce qui a permis la réussite de cette opération d’arrestation.
L’éléphant est une espèce emblématique menacée d’extinction au Togo et dans le monde. Il fait par conséquent l’objet d’une protection renforcée. Ainsi, son abattage, sa détention, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier du Togo.
Après leur arrestation, les sieurs ont été conduits à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de Lomé pour la suite des procédures. Ils seront après audition présentés au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lomé pour répondre de leur acte. Affaire à suivre.

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