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La justice Togolaise sévit à nouveau, quatre trafiquants d’ivoire derrière les barrots

Le mardi 09 août 2016, la chambre correctionnelle du tribunal de Dapaong a condamné fermement les sieurs KANGNALE Issaka, TONDJA Kanfiang, DOUTI Gbanyobidja et MEDISSERI Inoussa, tous des trafiquants d’ivoire, à des peines d’emprisonnement et d’amende.
Cette victoire de la justice environnementale n’aurait pas pu avoir lieu sans l’opération d’arrestation menée le 18 juin 2016 par l’équipe du projet TALFF (Togo Application de la Loi sur la Faune et la Flore), porté par ANCE-Togo et la police nationale de Dapaong. De plus, les quatre inculpés ont été pris en flagrant délit de commercialisation de 30 défenses d’éléphants.
Le 9 août 2016, au cours d’une audience publique et contradictoire, c’est-à-dire un jugement permettant aux deux parties de remettre en cause les faits et les moyens juridiques, la chambre correctionnelle du tribunal de Première Instance de Dapaong a déclaré respectivement les prévenus coupables d’importation et de vente de l’ivoire, provenant d’une espèce intégralement protégée au Togo.

En effet, les nommés DOUTI Gbanyobidja et KANGNALE Issaka ont été condamnés à six (6) mois d’emprisonnement dont cinq (5) avec sursis pour importation de trophée et d’ une amende de Trois cents mille francs (300 000) CFA. Pour leur tentative de vente, douze (12) mois d’emprisonnement dontdix (10) avec sursis etd’une amende de Deux cents mille francs (200 000) CFA leur ont été infligés.

Quant aux sieurs TONDJA Kanfiang et MEDISSERI Inoussa, il a été prononcé à leur encontre une peine de douze (12) mois de prison ferme dont neuf (9) avec sursis et une amende de Cinq cents mille (500 000) F CFA pour tentative de vente.

Le sieur AMADOU qui est en fuite a fait l’objet d’un procès par contumace. Il écope de douze (12) mois ferme et d’une amende d’un million (1 000 000) de FCFA pour tentative d’importation. Par ailleurs, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.

Notons que l’éléphant est une espèce faunique menacée d’extinction au Togo. Par conséquent, il fait l’objet d’une protection renforcée. Ainsi, son abattage, sa détention, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier togolais.
Cette décision est l’aboutissement d’une lutte acharnée pour la protection des éléphants. A l’orée de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant,cette victoire de la Justice environnementale togolaisevient confirmer l’engagement et la détermination du gouvernement togolais et l’ONG ANCE-Togo à en découdre avec les criminels fauniques.
« Luttons contre la criminalité environnementale, sensibilisons les citoyens à la protection des espèces menacées. »

À propos ONG ANCE-TOGO

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