Lutte contre le Paludisme

Le paludisme sévit très durement au Togo avec des taux de décès très élevés. Cette épidémie du paludisme est en partie due au manque de communication appropriée sur la maladie, (symptômes, causes, prévention et sur le traitement). Pour combattre ce grand fléau, il faut alors développer une véritable communication sociale utilisant tous les moyens de communications modernes et traditionnelles.

Dans le cadre de ce projet qui couvre toute la préfecture de Tchamba (Nord du Togo), des équipes de l’ANCE rencontrent tous les acteurs locaux (autorités politiques et religieuses, les chefs traditionnels et leurs notables, les membres des comités villageois de développement (CVD) et des comités de développement de quartiers (CDQ), les organisations de femmes, les organisations communautaires de base et les populations. Le but de ces rencontres est d’informer ces personnes et les populations à la base sur le paludisme, ses symptômes, causes, prévention et sur le traitement. Plusieurs grand meeting ont eu lieu à Tchamba (chef lieu de la préfecture), suivi de plusieurs autres  meetings publics dans tous les cantons et villages. Ensuite, plusieurs émissions radiophoniques sont organisées dans les radios communautaires de la place en langues locales. Des visites porte-à-porte, des gons et des sketches ont aussi été utilisés pour véhiculer des messages aux communautés locales.

Un élément important dans cette communication est l’approche intégrée qui est utilisée. La communication porte à la fois sur les symptômes, causes, prévention et sur le traitement. La communication a porté aussi sur l’utilisation des  Moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée d’action (MILDA),  la nécessité d’assurer la gestion de l’environnement en appui à la PID (Amener tous populations et les districts à assurer la destruction de 100% des principaux gîtes larvaires identifiés dans leurs zones). Des équipes de l’ANCE ont également donné aux communautés locales les connaissances spécifiques sur la protection des femmes enceintes par le Traitement Préventif Intermittent (TPI2).

Des équipes locales de suivi sont mises sur pied dans chaque canton et village. Ces comités sont composés du chef traditionnel, quelques notables, infirmier (s’il en existe), des membres de CVD et CDQ, de directeurs d’écoles ou de CEG, etc. Le but visé étant aussi de renforcer un partenariat autour du paludisme et promouvoir un diagnostic par les communautés elles-mêmes, et de susciter l’obligation de consulter lorsqu’un cas survient.

Ce projet connait un grand succès et mérite d’être poursuivi et généralisé dans d’autres régions et préfectures du Togo afin d’éradiquer le paludisme dans notre pays.